N°1 ChristineMesland

La Rédaction - Christine, parlez-nous de votre parcours politique récent.

 

CM - Ancienne des Républicains, je suis députée suppléante LREM et conseillère municipale de Pessines, sans étiquette, poste de conseillère pour lequel j’ai neuf ans d’ancienneté. J’ai néanmoins essuyé par deux fois un refus de place d’adjointe, refus erronément motivés, je suppose, par une perception masculine et vieillotte de ce qui convient à ce type de poste.

Car, bien que diplomate, j’ai des convictions et un fort tempérament pour les affirmer.

 

La Rédaction - C’est cette expérience de refus qui vous a poussée à vous investir toujours plus dans le projet ouvert de La République En Marche ?

 

CM - Cette expérience m’a certainement emmenée jusqu’à Emmanuel Macron, à cause de l’absence d’approbation de mes idées et par conséquent à cause du manque d’influence qui en résulte, comme conseillère qui souhaite vraiment faire changer les choses.

 

La Rédaction - Quels domaines vous tiennent particulièrement à cœur ?

 

CM - Avant toute chose je pense à la gestion, et donc aux idées d’investissement. Notre territoire a un fort potentiel inexploité. Mais je pense aussi aux idées humaines, au harcèlement, au machisme et aux questions liées au système de santé, qui me touchent personnellement.

 

La Rédaction - Disposez-vous des moyens nécessaires pour donner néanmoins une expression concrète à vos convictions ?

 

CM - Je peux les concrétiser en parallèle, du fait que je suis élue comme députée suppléante, c’est un pied à l’étrier mais je n’ai pas de pouvoir, notamment pas de pouvoir de décision.

 

La Rédaction - Peut-on dire qu’avec En Marche, vous avez une forte attente, précédemment déçue, en matière de changement, de proximité et d’action ?

 

L’une de mes attentes, comme membre du comité d’En Marche, c’est en effet de pouvoir faire remonter des informations concernant le territoire. C’est un travail que je pensais pouvoir faire comme députée suppléante, non indemnisée, mais tout de même comme suppléante élue. J’ai toujours cherché un positionnement qui me permette de changer les choses au niveau territorial, avant même l’opportunité que représentait la suppléance.

 

La Rédaction - Est-ce que vous avez de jeunes talents du comité à proposer, par exemple Angélique Mourlon, Olivier Blandeau ou d'autres encore ? Et si oui, comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’interaction entre le comité et votre député ?

 

CM - Oui, quelqu’un comme Olivier, par exemple, possède les compétences. L’interaction va se faire, il y a des groupes de dialogue. Jean-Philippe Ardouin a accepté de travailler avec nous sur la thématique de l’Europe.

 

La Rédaction - Pas sur les volets économiques, uniquement sur la thématique de l’Europe ?

 

CM - Pour l’instant, oui...("avec une certaine gène", très long silence interrogatif)

 

 

La suite rdv le 27 janvier !

 

 

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ITW par La Rédaction